À JOUR|Premier tour18 avril 2027
|101 propositions sourcéestoutes reliées à une source
|13 candidats déclarésprésidentielle 2027
|12 thématiques comparéesthème par thème
Polysia

Méthodologie

Comment Polysia calcule votre proximité avec chaque candidat — et ce que ce score ne signifie pas.

Quels candidats sont couverts ?

Un candidat est ajouté à Polysia dès lors que sa candidature est officiellement déclarée et qu'il a été testé par au moins un institut de sondage national reconnu dans les trois derniers mois. C'est un critère vérifiable, le même pour tout le monde — jamais un choix éditorial sur qui « mérite » d'être couvert.

Le champ des candidatures pour 2027 est large (une trentaine de personnes déclarées ou pressenties, dont beaucoup n'obtiendront jamais les 500 parrainages d'élus nécessaires). Polysia n'essaie pas de couvrir tout le monde dès le premier jour avec la même profondeur : chaque fiche candidat suppose une biographie sourcée, des propositions sourcées et des positions sourcées sur les questions du Match — un travail qui prend du temps par candidat. La liste s'élargit progressivement, dans l'ordre où ce travail de sourçage est fait, jamais en fonction de la notoriété ou de la ligne politique. Voir la page Candidats pour la liste à jour.

1. Trois types de questions, selon ce qu'elles mesurent

Le Match ne force pas tout dans un simple « oui / non ». Chaque question prend l'une de ces trois formes, selon la nature du sujet :

Échelle d'opinion (12 questions)

Pour un sujet qui se mesure sur un seul axe continu (par ex. le niveau d'une dépense, l'intensité d'une norme). Vos réponses, comme les positions des candidats, sont exprimées sur la même échelle à cinq niveaux, de -2 à +2 — parfois en accord/désaccord (« Tout à fait favorable… Totalement opposé »), parfois en intensité (« Fortement réduire… Fortement augmenter »). Les deux formulations sont calculées de la même façon.

Arbitrage entre politiques (4 questions)

Pour un sujet où plusieurs politiques réellement différentes s'affrontent, sans qu'on puisse les aligner sur un seul axe (ex. nucléaire / renouvelables / réduire la consommation / mix diversifié). Vous choisissez une seule option parmi plusieurs — jamais un curseur entre deux extrêmes imaginaires.

Vos priorités (2 questions)

Deux questions vous demandent quels sujets comptent le plus pour vous. Elles ne sont jamais comparées à un candidat : elles ajustent seulement le poids de vos propres thèmes dans votre score, comme expliqué au point 5.

2. « Neutre » et « Sans opinion » sont deux choses différentes

C'est une distinction importante, souvent confondue ailleurs :

Neutre

Une vraie réponse, notée 0 sur une échelle d'opinion. Elle entre normalement dans le calcul, exactement comme un +2 ou un -1 : « je suis sincèrement partagé sur cette question ».

Sans opinion (Passer)

N'est pas une réponse. La question est totalement exclue du calcul — elle ne vous rapproche jamais artificiellement d'un candidat positionné à 0, ni d'un candidat ayant choisi une option donnée.

Confondre les deux fausserait le résultat : passer une question par indécision ne doit jamais compter comme si vous étiez réellement neutre dessus.

3. Le calcul, question par question

Pour une question à échelle d'opinion (Neutre inclus, Sans opinion exclu), on mesure l'écart entre votre réponse et la position documentée du candidat. Un écart de 0 donne une similarité de 100 %, un écart maximal de 4 donne une similarité de 0 %.

similarité = 1 − (|votre réponse − position du candidat| / 4)

Pour un arbitrage, les options n'ont pas d'ordre entre elles — on n'invente donc jamais de distance. Vous avez choisi la même option que le candidat : 100 % de similarité. Une option différente : 0 %. (Une compatibilité intermédiaire explicite et documentée publiquement pourrait un jour exister pour un couple d'options précis, mais jamais une proximité devinée du type « nucléaire ≈ 60 % compatible avec mix ».)

Une question de priorité n'est jamais comparée à un candidat — voir le point 5.

4. Un score par thème, puis un score global

Un thème ne pèse jamais plus lourd simplement parce qu'il contient plus de questions, ni parce qu'il mélange échelles et arbitrages. Le calcul se fait en deux étapes :

  1. Pour chaque thème (Retraites, Économie, Immigration…), on fait la moyenne des similarités de ses seules questions comparables — qu'elles soient à échelle ou à arbitrage, la similarité est toujours ramenée entre 0 et 1.
  2. Le score global est la moyenne de ces scores par thème — chaque thème compte à égalité par défaut, qu'il ait une seule question ou cinq.

5. Vos priorités pondèrent votre score

Les deux questions de priorité vous demandent quels sujets comptent le plus pour vous. Si vous répondez, le thème de votre premier choix compte deux fois plus que les autres dans votre score global, et celui de votre second choix une fois et demie — une règle fixe, appliquée de la même façon à tout le monde. Si vous les passez, chaque thème garde le même poids : il n'y a jamais de mise en avant éditoriale cachée d'un sujet par Polysia.

6. Les questions sans réponse ne sont jamais devinées

Si vous répondez « Sans opinion », la question est exclue du calcul. Si un candidat n'a pas de position documentée et sourcée sur une question, celle-ci est exclue du calcul pour ce candidat uniquement — jamais remplacée par une estimation. La fiche du candidat l'indique alors explicitement : « Position non renseignée ».

7. La couverture : sur combien de réponses repose le score

Un score calculé sur 14 de vos 16 réponses comparables n'a pas la même robustesse qu'un score calculé sur 6. La couverture mesure cette part — elle ne compte jamais les questions de priorité, qui ne sont comparées à aucun candidat :

couverture = positions documentées comparables / réponses comparables que vous avez données

≥ 80 %

Couverture élevée

60 – 79 %

Couverture moyenne

< 60 %

Couverture faible

Quand la couverture est faible, le résultat est marqué « Résultat provisoire » plutôt que présenté avec la même confiance qu'un score bien documenté. Le candidat n'est jamais masqué pour autant.

8. « Cette question départage les candidats »

Certaines questions affichent une indication discrète — « départage fortement les candidats » ou « les candidats sont plutôt proches » — avant que vous répondiez, sans jamais montrer de nom ni de position. Elle est calculée uniquement à partir des positions réellement documentées (l'écart entre elles pour une échelle, la répartition entre options pour un arbitrage), jamais fixée à la main question par question. En dessous d'un nombre minimal de positions documentées, rien ne s'affiche plutôt que d'avancer une conclusion peu fiable.

9. Une précision volontairement simple

Le score affiché est toujours arrondi à l'entier (80 %, jamais 80,43 %). Ce n'est pas une mesure scientifique au dixième de pourcent près, mais un ordre de grandeur pensé pour être lu simplement.

10. Ce que le score ne dit pas

Polysia n'affiche jamais « Vous devriez voter pour X », et ne présente jamais ce résultat comme une probabilité de vote ou une mesure scientifique absolue de compatibilité politique. Le score indique uniquement une proximité entre vos réponses et les positions actuellement renseignées pour ce candidat, sur les questions auxquelles vous avez répondu. Le vote reste une décision personnelle, informée par bien plus qu'un questionnaire.

11. Vos réponses restent chez vous

Le questionnaire ne demande ni nom, ni email, ni création de compte. Vos réponses, votre profil et votre score personnel sont stockés uniquement dans votre navigateur (localStorage) et le calcul de proximité s'exécute entièrement sur votre appareil. Notre base de données ne contient que des données publiques : questions, thèmes, candidats, positions documentées et leurs sources — jamais vos réponses. Voir la page Confidentialité pour le détail.

12. « Faisabilité & impact » : ce que l'on peut réellement savoir sur une mesure

Pour un petit nombre de mesures, Polysia va plus loin que la position sourcée : est-elle juridiquement applicable ? Budgétairement documentée ? Réalisable ? Quels effets peut-on raisonnablement attendre ? Le principe absolu de cette section : mieux vaut afficher « on ne sait pas encore » qu'un chiffre impossible à défendre. Aucun montant, aucun effet économique n'est jamais estimé sans modèle, source ou calcul transparent qui permette de le justifier.

Pourquoi pas un score unique ?

« Faisable à 74 % » donnerait une fausse précision sur quelque chose qui ne se réduit pas à un nombre. La faisabilité est donc présentée par catégorie (ex. « Faisable sous conditions ») accompagnée d'une liste de constats (✓ / ⚠) qui explique pourquoi — jamais la probabilité que la mesure soit votée ou réussisse politiquement.

Donnée, hypothèse ou modèle ?

Chaque chiffre affiché est étiqueté selon son origine : donnée officielle, chiffrage du candidat lui-même (jamais présenté comme neutre), résultat de modèle, étude externe, ou hypothèse posée par Polysia faute de source — toujours signalée comme telle.

Trois horizons standards structurent les effets attendus : court terme (0-2 ans), moyen terme (3-5 ans), long terme (6-10 ans). Quand l'incertitude le justifie, une estimation peut être déclinée en trois scénarios (prudent / central / favorable) — chacun listant explicitement les hypothèses qui changent d'un scénario à l'autre. Une seule estimation fiable ? Elle seule est affichée : les scénarios ne sont jamais créés artificiellement pour remplir l'interface.

Les intervalles sont volontairement préférés à une fausse précision : « 6 à 9 Md€ » plutôt que « 7,384 Md€ ». Un niveau de confiance (élevé / moyen / faible) accompagne chaque estimation — il reflète la qualité des données disponibles, jamais une probabilité de succès.

Chaque analyse liste ses hypothèses (nom, valeur, source) et ses sources, pour que n'importe quel chiffre puisse être retracé : source → hypothèse → méthode → résultat. Les analyses sont volontairement peu nombreuses pour l'instant — mieux vaut un petit nombre d'analyses solides qu'un grand nombre d'analyses approximatives — et chacune passe par un brouillon interne avant publication ; une IA peut aider à repérer des sources ou structurer l'information, mais ne publie jamais un résultat elle-même.

Enfin, cette section évalue des mesures, jamais des candidats : il n'existe pas de « score de réalisme » global d'un programme ou d'une personnalité. Voir les analyses déjà publiées.

13. « Parcours & actes » : ce que les candidats ont réellement fait

Le reste de ce site montre ce que les candidats proposent. Cette rubrique montre, quand c'est documenté, ce qu'ils ont exercé comme métier, quels mandats ils ont occupés, comment ils ont voté, comment leurs positions ont évolué, et les éventuelles affaires judiciaires ou controverses publiques les concernant. Le principe absolu reste le même partout ailleurs sur Polysia : mieux vaut une rubrique vide (« Non documenté ») qu'une affirmation impossible à défendre. Aucune information sensible n'est inventée, reformulée de façon sensationnaliste, ou présentée comme un jugement — Polysia montre les faits sourcés et laisse le lecteur juger.

Comment sont choisis les votes affichés ?

Un vote est référencé lorsqu'un scrutin public individuel existe (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen) et que son texte peut être décrit factuellement. Un niveau d'importance (secondaire / important / structurant) suit une méthodologie publique et identique pour tous les candidats — jamais une sélection qui privilégierait les votes les plus polémiques pour certains candidats plus que d'autres.

« Absent » n'est jamais une abstention

Un scrutin distingue « Pour », « Contre », « Abstention », « N'a pas pris part au vote » et « Absent ». Ces cinq états sont sourcés et affichés tels quels : ne pas avoir participé à un vote n'est jamais présenté comme une position politique.

Évolution ou contradiction ?

Deux citations différentes d'un même candidat ne sont jamais qualifiées automatiquement de contradiction. Polysia documente d'abord une chronologie sourcée (déclaration → date → source), puis, seulement quand c'est pertinent, une lecture éditoriale neutre parmi cinq statuts : position maintenue, évoluée, précisée, changement de position, ou contexte insuffisant. Une « contradiction confirmée » exige une validation humaine explicite avant publication — jamais une décision automatique. L'expression « retournement de veste » n'est jamais utilisée par Polysia.

Affaires judiciaires : un vocabulaire précis

Polysia utilise le vocabulaire procédural français exact — enquête préliminaire, mis(e) en examen, poursuites, procès à venir, condamné(e) en première instance, appel en cours, condamné(e) en appel (pourvoi en cassation possible), condamné(e) définitivement, relaxe, non-lieu, classement sans suite. Le terme « condamné » n'est jamais utilisé hors d'une condamnation effective, et une mise en examen n'est jamais présentée comme une culpabilité établie. Une procédure d'appel ou un pourvoi en cassation en cours est toujours signalé comme tel — une condamnation en appel n'est pas encore définitive tant que la Cour de cassation n'a pas statué.

Une affaire judiciaire et une controverse médiatique sont deux choses distinctes, affichées dans deux rubriques séparées : une polémique n'est jamais présentée comme une affaire judiciaire, et inversement. Les deux exigent une validation humaine explicite avant publication — une IA peut aider à repérer une source, structurer un vote ou signaler une évolution potentielle, mais ne publie jamais elle-même une accusation, une affaire, une controverse ou une contradiction (voir le principe déjà énoncé au point 12).

La rubrique « Transparence » référence des documents publics (déclarations d'intérêts, de patrimoine, mandats déclarés...) sans jamais les analyser : Polysia indique qu'un document est disponible et pointe vers l'original, elle n'en tire jamais de conclusion.

Enfin, une information peut être absente pour une raison simple : elle n'a pas encore été vérifiée et sourcée par l'équipe Polysia, pas parce qu'elle n'existe pas. Un compteur à 0 (mandats, votes, affaires...) se lit toujours « aucun·e élément documenté dans Polysia à ce stade », jamais « aucun·e ». Les mêmes rubriques et les mêmes critères s'appliquent à tous les candidats, sans exception. Si une information vous semble incorrecte ou incomplète, chaque section sensible propose un lien « Signaler une erreur ou apporter un contexte ».